http://www.les-colonnes-du-sport.com/  posté le lundi 16 février 2009 17:13

Les colonnes-du-sport changent de formule : de blog, elles passent à un site complet.

Grâce au renfort de rédacteurs spécialisés, nous pouvons désormais vous offrir un panorama complet de l'actualité sportive, mais toujours avec un regard original, voire décalé, qui vous change du ronron quotidien et sensationnaliste des auitres médias. Vous trouverez aussi des comptes rendus concernant des sports qui ne sont représentés que dans des revues spécialisées.

Afin de parfaire votre culture sportive, nous publierons une seconde édition, revue et augmentée, de l'Encyclopédie - nouvelle référence indispensable de l'amateur. Nos voisins européens seront également à l'honneur : ils font aussi du sport ! Et ils en parlent. Nous vous dirons ce qu'ils écrivent, eux, et ce qui les a intéressés.

Quelques petites améliorations sont encore à apporter au site.

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Mauresmo et son jeu à la Sabatini  (tennis) posté le lundi 09 février 2009 16:46

Le jolis yeux de Gabriela Sabatini enchantaient Roland Garros, qui aurait bien voulu qu'elle puisse dominer Steffi Graff ou Monica Seles, contgre lesquelles elle s'inclinait à chaque fois en demi-finale. Quand le règne du duo Navratilova-Evert s'acheva, Graff prit la relève et quand Graff fléchit, le relai fut pris par Seles. ce n'était jamais l'heure de Sabatini. Sauf une fois, à l'US Open 1990. Mais pourquoi comparer Mauresmo et Sabatini? Car la Française, elle, a remporté plus de titres et a été n°1 mondiale.

Le point commun est le type de jeu pratiqué. Le lift bondissant de l'école argentine demande une puissance que peu de filles étaient capables de produire. En plus Gabriela exécutait son revers d'une main, comme Amélie. La puissance encore supérieure de Mauresmo lui permet(tait) de repousser très loin ses adversaires. Mais à quinze ans de distance, leur destin finit par se ressembler : leurs adversaires sont de plus en plus piuissantes et surtout frappent plus à plat. Elles sont capables de jouer les lourdes balles à hauteur d'épaule qui gênait la génération précédente. Résultat, Mauresmo se fait déborder par une fille comme Pennetta, qui ne dépasse guère pourtant les huitièmes de finale en Grand Chelem. Alors, pour rivaliser encore avec les soeurs Williams et l'armada de cogneuses russes, elle n'a plus les armes adéquates. Il lui faut se rendre à l'évidence.

Cela étant, Sabatini a profité de sa beauté pour devenir embassadrice du tennis féminin et vendre des parfums - ce qui est une reconversion que lui envient certainement toutes les ex-joueuses, qui au mieux sont consultantes ou responsables de quelque chose à la Fédération. Mauresmo aurait intérêt à se retirer tant qu'elle bénéficie d'une certaine notoriété, plutôt que de s'acharner à décevoir un public versatile.

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Un trèfle plus vert que prévu  (rugby) posté le samedi 07 février 2009 20:12

Les coqs comptaient s'ébattre dans le trèfle irlandais ; ils se sont vautrés. Et à force de se vautrer dans les regroupements au sol, ils ont pris des pénalités et ils ont perdu. Mais le pénalités n'expliquent pas tout : les Français ont été battus suivant le scénario implaccable que l'on a déjà vu avec le Munster en HCup : costauds et acharnés devant, ne lâchant rien, marquant quand ils en ont l'occasion.

La surprise ne vient pas d'une contre-performance française, mais beaucoup plus d'une vigueur et d'une verdeur inattendue du trègle irlandais. On croyait les O' brothers en fin de cycle. Erreur ! O' Connell et O'Callaghan ont moissonné comme jamais en touche, O'Gara a scoré sans trop trembler et plus que correctement lancé l'attaque et O'Driscoll y est allé d'un essai digne de ses vingt ans : accélération entre deux défenseurs et navigation en force dans les quize derniers mètres. Sans compter que Darcy est sorti de sa boîte (à pharmacie) pour planter un essai en toupie acharnée. Les vieux se portent bien et le dénommé Heaslip est un sacré client en troisième ligne centre. Il a surgi plein centre sous le nez d'un Chabal bien amorphe pour faire un cadrage-débordement à Poitrenaud. Si on compte bien, cela fait 3 essais.

Le bilan français est mi-figue mi raisin. La défense a été égale à elle-même, acharnée avec les habituels Dussautoir et Ouedraogo, mais il a suffi aux Irlandais de deux pénétrations au ras pour assassiner les Français. Le jeu au pied de Bauxis a été bon - avec une passe décisive pour Médard- et la ligne d'attaque a mis en danger la ligne adverse, avec deux essais bien amenés. Alors ? où sont les faiblesses, en plus des fautes au sol ? Dans le manque d'impact devant : Dussautoir et Chabal sont attendus et ont moins avancé" que prévu. D'ailleurs hormis sa fabuleuse percée, Chabal est apparu plus souvent debout, statique, à côté des regroupements qu'acharné au charbon. La mêlée a bien tenu le choc, mais pas la touche.

Il n'y a pas de doute l'Irlande méritait la victoire et, ce qui est inquiétant, la France a joué à son niveau, qui est insuffisant. Et les soluitions de rechange ne sont pas évidentes...

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Angleterre-Italie : quelle pitié !  (rugby) posté le samedi 07 février 2009 18:53

Il paraît que le niveau monte, en rugby, comme ailleurs. Les Anglais l'ont prouvé : ils ont progressé, en inscrivant 5 essais ! Non, on plaisante. Ils ont bien inscrit 5 essais, mais dans un match d'une faiblesse rarement atteinte dans le Tournoi ces dernières années.

Car il faut bien se rendre à l'évidence, avec les nouvelles règles qui empêchent le développement des groupes pénétrants, les Italiens ont perdu leur arme pricinpale dans l'usure de l'adversaire. S'ils conservent le ballon, c'est en reculant. Leur pack vieillit et pendant ce temps leurs lignes arrières stagnent. On n'ose pas rajeunir trop vite, de peur d'exposer lune bleusaille inexpérimentée, à peine éclose du côté de Calvisano, aux ogres des Iles britanniques.

Bien mal en a pris à Nick Malett, le gourou sud-africain qui s'est gouré, de titulariser Bergamasco à la mêlée pour alimenter ce gringalet de Marcato. Résultat, Marcato s'est fait découper en tentant de récupérer les passes hasardeuses de Bergamasco. Et c'est comme ça, à cause de balles cafouillées, que les Italiens ont encaissé des essais. Andy Goode, le lourdaud ouvreur appelé pour remplacer l'introuvable Wilkinson et l'improbable Cipriani, avait eu son éclair de génie de l'année pour marquer un essai subtil, avant d'en revenir à des approximations plus qu'approximatives, y compris au pied.

A la mi-temps, avec 22 points encaissés, les Italiens n'avaient plus qu'à changer de demi de mêlée - Marcato était déjà à l'infirmerie. Un peu de vivacité dans ce monde de brutes ne révolutionna pas les (in)capacités italiennes. Au milieu de bourrins piquant du nez à chaque pick-and-go, Sergio Parisse faisait figure de dieu solaire, droit dans la tempête anglaise - tempête, c'est un peu exagéré, tellement les attaques anglaises sentaient plus le crachin que la bourrasque. Le 'petit' Bergamasco, Mirko, sauva ce qui pouvait encore l'être, l'onore. 36-11, ça roule Britannia en ce début de tournoi. Et on peut craindre que le Circo Massimo soit la prochaine étape sur le chemin de croix italien dans ce tournoi 2009.

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XV de France : plus qu'au 3/4 toulousain  (rugby) posté le vendredi 06 février 2009 09:50

Les trois-quarts toulousains consituent plus des 3/4 des lignes arrières. Ce n'est pas une nouveauté, mais c'est quand même une exceptionnel. Le seul à ne pas faire partie de la famille est Malzieu ; sinon tous sont Toulousains ou l'ont été, y compris les remplaçants. Nous arrivons donc à 5 joueurs sur 7 évoluant actuellement au Stade : Poitrenaud, Heymans, Jauzion, Fritz et Médard. Et encore il manque Clerc, qui revient juste de blessure ! Tous les arrières de Toulouse sont internationaux. L'autre "extérieur", Baby, est toulousain de formation. On se rappelle qu'il avait quitté équipe de France après justement un match contre l'Irlande au cours duquel il avait marqué son premier essai ... et démoli O'Driscoll; On se rappelle aussi qu'il avait été remplacé par Fritz, son alter ego en second centre.

La tradition d'une attaque toulousaine remonte loin, puisque Toulouse a longtemps brillé grâce à ces ailiers et arrières : Villepreux, Bourgarel, les frères Bonal et bien sûr Noves en personne. Depuis 10 ans ces lignes arrières sont la fierté du rugby français. C'est d'abord une école, produisant régulièrement tellement de joueurs qu'elle ne peut les faire jouer tous. D'ailleurs les cinq de demain ne sont titulaires ensemble que par intermittence, et pas forcément au poste qu'ils occuperont. Baby, souvent blessé et en proie à d'autres problèmes, a fini par partir. C'est aussi le cas d'un autre convoqué, Maxime Mermoz, qui s'est imposé à Perpignan et qui fait partie de la génération des -21 ans qui arrive aux affaires. Mais Toulouse sait aussi faire venir des joueurs susceptible de renforce l'effectif tout en se fondant dans le style local. Jauzion en est, avec Heymans, le plus bel exemple : réputé par sa force de pénétration quand il était à Colomiers, il a progressé au point d'être en 2005 considéré comme le meilleur centre du monde . Et son remplaçant est déjà prévu  Yann David, venant de Bourgoin, et que l'on a vu une fois l'an dernier.

Si cette surreprésentation Toulousaine est un gage de cohésion et de fluidité, elle pose cependant la question du manque de concurrence au niveau national. De fait aucune des équipes qui dominent le Top 14 n'offre un jeu d'attaque aussi fort, ou alors elle s'appuie sur des joueurs étrangers : Nalaga à Clermont, par exemple. L'évolution qui voit l'arrivée en masse de joueurs du Sud toniques et puissants se fait au détriment de la fluidité. l'obstacle de la langue et l'absence de culture rugbystique commune conduit à parer au plus pressé et à privilégier des lancements de jeu stéréotypés. Ainsi se forme un nouveau prototype de l'attaquant, qui exclut des gabarits légers : Bastareau en est le plus exemple. Corrélativement, les meilleurs joueurs des clubs de second rang sont tentés rapidement de muter pour des clubs qui leur ouvriront les portes vers la consécration internationale. Ils ne finissent pas leur maturation.

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