Judo, n. m.
Etymologie : Prononciation japonaise de l’anglais you do (« tu y arrives »), ce qui en Japonais prend tout de suite une tonalité philosophico-orientale « voie de la souplesse ».
Origine : Un jeune grec, nommé Pancrace parce qu’il pratiquait ce sport de combat grec, subit le martyre en 304 après s’être converti au christianisme. Une paroisse de Londres portait son nom, avant d’être remplacée par une gare, et le 12 mai la fête du saint était célébrée par des exercices gymniques rappelant son passé de lutteur. La difficulté de ces exercices exigeait un entraînement intense, dont on retrouve la trace dans le vocabulaire : judogi, qui désigne le vêtement blanc et pur du saint, vient de you do, guy « tu y arrives, mec » ; le plus haut degré dans ce sport est appelé dan, par référence à Joseph Daniels, le successeur de Genji Koizumi à Londres ; la salle où se pratique ce sport, un dojo, remonte aussi à ce Joseph Daniels (do, Jo « vas-y, Jo ») etc.
Pour résumer, il s’agit de faire tomber l’adversaire. Le raffinement japonais a transformé cette lutte qui ne nécessitait aucune règle particulière en un rituel horriblement compliqué. La moindre tentative de prise reçoit au moins trois noms ; il ne suffit pas d’être costaud, il faut passer des années à mémoriser les noms des exercices, et notamment maîtriser le seiryoku-zenyo-kokumin-taiiku-no-kata. Les lutteurs se placent sur un tapis (« le tapis où on tu t’es mis » qui a donné tatami). Lorsque un combattant prend un léger avantage, il gagne un Coca (koka en japonais) et du vainqueur final on dit que c’est un Nippon.
