Version officielle : une fille super-motivée, une excellente préparation et au bout une médaille d'argent, dès la première épreuve, le SuperG, pour Marie Marchand-Arvier.
Pour une surprise,
c'est quand même une surprise : sa meilleure performance de la
saison était une 4ème place en descente. L'an dernier elle termina
au-delà de la 30ème place mondiale de la Coupe du Monde aussi bien
en descente qu'en superG. Comme quoi les skieurs tricolores savent
être performants lors des championnats (cf. Alphand et
Denériaz) !
Ca va jaser dans les
igloos, car les organisateurs ont tendu un beau traquenard : pente
raide, virages serrés et en dévers, arrosage pour rajouter de la
glace. Les Françaises avaient eu tout loisir de s'entraîner là fin
janvier, tandis que les autres délégations ont en général découvert
la piste à leur arrivée. La méthode est classique : choisir une
piste et un tracé maison. C'est l'arme des faibles : rappelez-vous
le Paraguay jouant la Coupe Davis sur du parquet contre des
joueiurs adeptes de la terre battue. De toute façon, il n'est guère
possible de tailler des parcours lent et coulant, ni sur
Bellevarde, ni sur Rhône-Alpes.
Le résultat est là : entre les filles chahutées et de plus en plus craintives au fur et à mesure que la visibilité diminuait et les téméraires qui sortaient de la piste, il ne restait guère que l'imbattable Lindsey Vonn et l'Autrichienne de service, Fischbacher, pour tenir tête à MMA. Les autres étaient à plus d'une seconde : Fanchini, Lindell-Vikarby ou Riesch, les favorites logiques avec Vonn, ont fini loin.
Il ne faut pas rêver que cela se reproduise demain, mais au moins la France ne devra pas attendre Grange pour espérer une médaile dans SES Mondiaux.
